Home / Economie / Un accord a été signé avec le groupe italien Saipem: Sonatrach tourne la page des litiges

Un accord a été signé avec le groupe italien Saipem: Sonatrach tourne la page des litiges

Pour redevenir à nouveau «fréquentable», Sonatrach multiplie les efforts en émettant des signaux positifs à l’adresse de ses partenaires dans le but de lancer de nouveaux projets.

Parmi ces mesures, il y’ a d’abord la promesse faite au plus haut niveau de revoir et corriger la loi sur les hydrocarbures pour qu’elle redevienne attractive, mais aussi entreprendre la voie qui mène à l’assainissement des contentieux que la compagnie nationale traîne depuis des années avec ses homologues de différentes nationalités.
C’est d’ailleurs dans ce sens que Sonatrach a annoncé, hier, avoir signé avec le Groupe italien d’ingénierie et d’exploration pétrolière Saipem un accord pour le règlement des dossiers en litige entre les deux parties, avec à la clé le versement de 200 millions de dollars au profit de Sonatrach pour le règlement à l’amiable desdits litiges. «Nous avons réalisé des projets avec Saipem. Lorsqu’ils ont été achevés, il y’ a eu des litiges avec nos partenaires italiens. Il y’ a eu beaucoup de réclamations de leur part sur les quatre contrats (réalisés en partenariat). Des négociations dures et lourdes ont été menées entre Sonatrach et Saipem durant 18 mois pour pouvoir trouver une solution. Puis la sagesse a prévalu pour régler ce problème et parvenir à cet accord», a commenté le Pdg de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour. Pour lui, cet accord est «très important» dans la mesure où il a été démontré aux partenaires étrangers que «Sonatrach est debout et que c’est une entreprise professionnelle qui fait du bon travail et entretient de bonnes relations avec ses partenaires». De son côté, le Pdg de Saipem, Stefano Cao, a qualifié cet accord d’«historique» ajoutant que le partenariat de son groupe avec Sonatrach a «un grand avenir commun».
«C’est un grand jour pour Saipem et c’est aussi un grand jour pour moi personnellement. J’ai commencé ma carrière professionnelle en 1979 en Algérie. A mon retour en 2015 à Saipem, j’ai éprouvé un grand chagrin en constatant que le groupe n’avait pas de relation et des opportunités commerciales avec Sonatrach. Je me suis donné comme objectif de contribuer à régler les litiges entre les deux parties. L’accord signé aujourd’hui est historique pour Saipem. Les deux partenaires ont un grand avenir commun», a-t-il avancé. Janvier dernier, le premier responsable de Sonatrach avait fait savoir que durant les dix derniers mois, le groupe a réglé plusieurs litiges avec des partenaires étrangers et qu’il restait «2 ou 3 litiges non réglés».
En fait, à partir de 2016, le groupe national des hydrocarbures a commencé à annoncer la résolution «à l’amiable» de litiges qui traînaient au niveau des tribunaux d’arbitrage internationaux depuis plusieurs années.

Une nouvelle ère

Entre 2016 et 2017, Sonatrach annonçait régulièrement que les tribunaux d’arbitrage internationaux ont statué en sa faveur dans des affaires de litiges concernant l’application de la Taxe sur les profits exceptionnels (TPE), l’opposant à des sociétés étrangères opérant en Algérie, à savoir Eni, Anadarko, Maersk Oil, Total, Repsol Exploracion Argelia S.A, Samsung C&T Corporation et SK Innovation Co Ltd. En réalité, dans un contexte de baisse des prix des hydrocarbures et de recul des réserves, la compagnie nationale algérienne n’a d’autres choix que de se réconcilier avec ses partenaires étrangers afin de lancer de nouveaux projets d’exploration et d’exploitation de gaz et de pétrole. De leur côté, les compagnies étrangères jusque-là en conflit avec Sonatrach ont à y gagner en Algérie avec le lancement de nouveaux projets qu’il serait inutile de camper sur leurs positions. Dans ce sens, le Pdg de Sonatrach qui, tout en rappelant que son groupe était en discussion avec le groupe américain Exxon Mobil qui «veut venir en Algérie», insiste qu’il était «important pour nous d’avoir des partenaires de cette envergure. Cela prouve que l’Algérie est un pays sûr, debout et qui attire les partenaires». A travers le retour des compagnies pétrolières étrangères, l’Algérie vise, à travers la compagnie nationale d’attirer de nouveaux investisseurs notamment dans les domaines du raffinage et de l’exploration.

Hafid M.

Check Also

Durant les cinq premiers mois de 2019.. Hausse de 5,5% des recettes douanières

Cette amélioration s’explique, essentiellement, par les recouvrements exceptionnels qui ont été réalisés, au titre des …