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Un autre vaccin à envisager…

On connaît le manque de temps, d’écoute et d’empathie qu’ont certains médecins à l’égard des patients. On sait aussi qu’entre eux et les pharmaciens, c’est souvent bande à part. Mais quand une polémique stérile naît, alors que la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière est lancée, c’est une autre vaccination qui devrait être envisagée ! Elle a trait à l’acte vaccinal en lui-même. Est-il la chasse gardée des médecins, ou peut-il être autorisé aux pharmaciens ? Le vaccin antigrippal étant vendu sans prescription médicale dans les officines, ce sont les médecins qui sortent le torchon rouge, en n’hésitant pas à dire qu’il y a danger en la demeure du pharmacien du coin. Cet acte, somme toute banal, serait souvent administré par de simples employés de pharmacies n’ayant suivi aucune formation… Tiré par les cheveux, ce torchon rouge n’est là que pour noyer un poisson dans l’eau. Car quel mal y’a-t-il à se faire piquer à l’épaule ou à la fesse ? Jusqu’à preuve du contraire, une piqure administrée en intramusculaire, et non pas en intraveineuse, n’est pas la mer à boire. Certains patients se l’administrent par eux-mêmes, chez soi, sans geindre ni ergoter. De plus, dans les officines, en plus du pharmacien, le personnel n’a-t-il pas un minimum de formation médicale de base qui inclut celle de l’infirmier ? Cette injection sous-cutanée reste un acte banal. Et si une mauvaise administration provoque à l’endroit de la piqûre une forme d’œdème ou une douleur locale, faut vraiment être quelqu’un de douillet à l’extrême pour crier au scandale.
Certes, la loi est claire, en ce sens que ces fautes d’inattention ou de manipulation sont exclusivement (?…) logées chez ces pharmaciens et donc, non autorisés à vacciner. Mais cette loi est-elle immuable, perpétuelle, à l’heure ou tout évolue ? Et si certains patients préfèrent encore avoir recours à un médecin prescripteur, d’autres évoluent en se procurant ce vaccin directement auprès du pharmacien. Chez ce dernier, le bon sens n’ira pas chercher midi à quatorze heure. Il ira au plus simple, qui veut que l’acte de vaccination sur place lui évitera les longues attentes dans les cabinets médicaux ou dans les centres de santé. Et peut lui importera le remboursement de la prescription ou du vaccin, quand il sera assuré d’une période hivernale sans grippe handicapante, et parfois mortelle dans certains cas. Tout le monde doit se sentir concerné par ce vaccin. En Europe, par exemple, le pharmacien participe à la vaccination et à l’effort de la couverture vaccinale. C’est un professionnel de santé qui est formé pour contribuer à cet effort en assurant cette vaccination.
Aussi, notre législation devrait, à l’occasion, sortir des frilosités inscrites dans le marbre. En élargissant les pratiques vaccinales aux missions du pharmacien d’officine, elle nous évitera bon nombre de querelles et de polémiques stériles. Ces querelles et polémiques sont comme des miroirs, elles réfléchissent mais ne pensent pas. Or, n’est-il pas temps de penser à la nécessité de renouer le dialogue entre ces soignants que sont les médecins et les pharmaciens réunis. Ce dialogue ne serait que profitable aux patients, bringuebalés qu’ils sont entre intérêts des uns et susceptibilités des autres. La santé du citoyen n’a nul besoin de ces chasses gardées entre professionnels d’un même secteur. Certes, à chacun son métier et les vaches seront bien gardées. Mais, ces vaches ne sauraient être des patients à traire, pour un simple vaccin…

M. N.

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