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Un collaborateur d’Emmanuel Macron tabasse un manifestant: Un «barbouze» à l’Elysée

L’Elysée est secoué par l’affaire dite Benalla qui, d’après un politicien français, est comparable au scandale d’espionnage impliquant le Président américain Richard Nixon qui a entraîné sa démission en 1974.

Le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb sera auditionné demain dans le cadre de l’affaire Benalla par la commission des Lois de l’Assemblée nationale dotée des pouvoirs d’enquête, a annoncé samedi sa présidente Yaël Braun-Pivet (LREM, majorité présidentielle). L’audition de M. Collomb sera publique, portant sur l’affaire Alexandre Benalla, un collaborateur du président français Emmanuel Macron accusé d’avoir frappé un manifestant le 1er mai. L’incident a soulevé une crise politique depuis sa révélation. L’exécutif est notamment soupçonné par l’opposition de tous bords d’avoir été informé des agissements de Benalla et d’avoir cherché à les étouffer. L’audition du ministre aura lieu demain, a déclaré Mme Braun-Pivet lors de la réunion de la commission chargée de mettre au point un programme d’auditions. Le groupe majoritaire LREM a en outre accepté la publicité des autres auditions à venir, avec des exceptions en particulier sur les questions de «sûreté de l’État» ou dans le cas où un fonctionnaire demanderait le huis clos. La commission a voté à la quasi-unanimité le principe de cette publicité. Vendredi soir, le bureau de la commission des Lois avait échoué à se mettre d’accord sur un programme et sur le principe de publicité ou non des auditions. L’affaire Benalla, du nom du collaborateur d’Emmanuel Macron qui a frappé un jeune homme en marge de la manifestation du 1er mai, vient s’immiscer dans l’hémicycle. Comme le réclamait l’opposition, les membres de la commission des Lois de l’Assemblée nationale ont voté à l’unanimité dans la soirée du 19 juillet pour se doter des prérogatives d’une commission d’enquête. LREM a dans un premier temps refusé les demandes de commission d’enquête formulées par l’opposition, mais la majorité présidentielle a cédé. «Par ailleurs, l’Inspection Générale de la Police Nationale a été saisie et le procureur de la République de Paris a ouvert une enquête préliminaire. L’ensemble des autorités compétentes est donc mobilisé afin de connaître la vérité. Les accusations de volonté d’étouffer cette affaire sont donc infondées», d’après le chef parlementaire de LREM. Suspendu pendant deux semaines après avoir frappé un manifestant le 1er mai, Alexandre Benalla avait été officiellement «démis de ses fonctions en matière d’organisation de la sécurité des déplacements du président», selon le porte-parole de la présidence la République. Paris-Normandie et Libération ont contredit cette version. Contrairement à ce qu’affirmait l’entourage du président, Alexandre Benalla travaillait le 13 juillet et juste devant le président lors du défilé militaire organisé à l’occasion du 14 juillet. Un autre policier français est accusé dans l’affaire. Le journal Le Monde a révélé l’accusation contre le policier de la Direction de l’ordre public ; Philippe Mizerski était chargé ce jour-là d’encadrer Alexandre Benalla, le chargé de mission de l’Elysée. Pendant que ce dernier et son compère tabassaient des manifestants, outrepassant largement leurs prérogatives, le policier ne s’est pas le moins du monde interposé. Une crise politique oppose l’opposition à l’Elysée.

Mounir Abi

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