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Un des fondateurs du FIS dissous.. Abassi Madani, n’est plus

Le fondateur du FIS dissous, Abassi Madani, est décédé hier, à l’âge de 88 ans. Né le 28 février 1931 à Sidi Okba (Biskra), il est initié très jeune à l’histoire religieuse et à l’enseignement coranique. Il s’installe avec sa famille à l’âge de dix dans la ville de Biskra, où il est inscrit dans une médersa, mais il fréquente également l’école française pendant deux ans, où il apprend la langue française. Il adhère à la fin de ses études secondaires au Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD). Abassi Madani prend part au début de la Révolution du 1er novembre 1954 aux côtés de Rabah Bitat, mais échoue dans sa tentative d’attentat à l’explosif contre les locaux de Radio Alger.
Devenu professeur en sciences de l’éducation à la faculté des sciences humaines de Bouzaréah, il séjourne de 1975 à 1978 à Londres (Royaume-Uni), où il prépare et soutient une thèse d’État comparative sur les systèmes d’enseignement français, anglais et algérien (doctorat de psychologie de l’éducation). Il est arrêté en 1982 pour avoir co-rédigé une pétition au président Chadli Bendjedid, lui demandant d’appliquer les principes islamiques, suite à la deuxième grande grève des étudiants arabisants d’Alger. Il est libéré un an plus tard, et fait des mosquées une tribune politique. Les émeutes d’octobre 1988 propulsent sur le devant de la scène le mouvement islamiste.
Il annonce, le 18 février 1989 en compagnie d’Ali Belhadj, à la musquée Al Sunna de Bab el Oued, la création du Front islamique du salut (FIS), qui parvient à s’imposer comme le principal mouvement islamiste. Abassi Madani est président du FIS, parti agréé en septembre 1989. Il est arrêté le 30 juin 1991, dans le cadre de l’état de siège instauré le 5 juin de la même année, en réponse aux émeutes ayant éclaté à la suite de la grève illimitée à laquelle avait appelé le FIS. Poursuivi pour sept chefs d’inculpation, dont conspiration contre l’armée et la sécurité de l’État, Il est condamné à 12 ans de prison, mais bénéficie en 1997 de la liberté conditionnelle et d’une assignation à résidence.
R. N.

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