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Un ex-cadre d’une entreprise turque dénonce

Après l’arrestation d’un ressortissant, ce vendredi, à l’aéroport «Ahmed Ben-Bella» d’Es-Senia, Oran, qui s’apprêtait à transférer illégalement la somme de 100 000 Euros, dissimulée dans une micro-onde, à bord du vol Oran-Istanbul, un ex-cadre licencié par une entreprise turque en charge d’un projet de réalisation de logements à Tlemcen, sort de sa réserve et met la lumière sur ce qu’il appelle «un vaste réseau de trafic et transfert de devises vers la Turquie» .

Il affirme que «les responsables des entreprises turques ont mis en place un réseau de changes et de transfert illégal de devises parmi leurs employés contre des salaires alléchants et des voyages gratuits en Turquie».
Il explique, sans détour, «qu’une grande partie des sommes versées par l’état, représentant le payement des situations de travaux réalisés, sont systématiquement échangées au marché noir puis transférées en Turquie». Selon ce cadre, qui affirme «avoir refusé toutes les offres des dirigeants turcs de l’entreprise et leurs propositions mirobolantes», les dirigeants turcs ont recruté «des équipes spécialisées parmi les jeunes des deux sexes dans ce trafic». Leur mission réside essentiellement «dans l’échange des Dinars en Euros».
Il souligne que «ces derniers reçoivent en échange des primes conséquentes».
D’autres, selon lui, «sont envoyés en Turquie, sous le voile de missions, pour transférer des sommes très importantes en devises». Ils sont pris en charge «gracieusement à Istanbul». Pour corroborer la thèse de cet ex-cadre, nous nous sommes approchés discrètement de certains bureaux de change, connus sur la place publique de Tlemcen. Ils confirment que «périodiquement des jeunes viennent échanger des sommes importantes en Euros et ne discutent jamais les taux de changes». Ils se disent même «très étonnés car le profil social de ces jeunes des deux sexes ne colle pas avec sommes échangées» et de conclure «que parfois ils nous arrivent de leur collecter les sommes proposées aux changes». Il est pointé du doigt aussi «le mode de vie très luxueux des chefs d’entreprises turcs». Chaque week-end «ils se font accompagner par des jeunes des deux sexes et font une descente à la corniche oranaise». C’est une forme «de récompense pour ces groupes de jeunes fidèles à leur sale besogne».
Il est vrai que d’importantes sommes en Euros ont été saisies ces derniers mois au niveau de nos aéroports et frontières terrestres. D’aucuns ne s’est interrogé sur l’origine de ces sommes colossales que des jeunes s’apprêtaient à transférer illégalement à l’étranger.
Ironie du sort toutes les personnes interceptées étaient à destination d’Istanbul.
Ce qui fait que confirmer les affirmations de cet ex-cadre qui nous a cité un cas édifiant «d’une escroquerie de ce genre qui porte atteinte à notre économie nationale».
Il révèle «qu’un entrepreneur est associé avec un turc pour la réalisation de logements promotionnels à Tlemcen».
Il indiqua le lieu de réalisation de ces projets. Selon lui «le turc exige de l’entrepreneur algérien le payement de ces bénéfices en Euros et en Turquie».
D’où le voyage à Istanbul à répétition de l’entrepreneur algérien. Il est temps de contrôler la destination réelle des sommes versées par l’état à ces entreprises turques car légalement seule une partie est transférable en devises légalement vers le pays d’origine de l’entreprise contractante.

B. Soufi

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