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Un mois après sa démission en Arabie saoudite: Le Premier ministre Hariri se rétracte

Le Premier ministre libanais qui a noté il y’a quelques jours qu’il souhaitait rester en poste, ne démissionne finalement pas. Un mois après une annonce choc faite depuis l’Arabie saoudite qui avait pris de court le Liban et la communauté internationale, le Premier ministre libanais Saad Hariri est revenu sur sa démission.

La France organisera une réunion de soutien au pays. Après avoir annoncé sa démission à la surprise générale le 4 novembre depuis Riyad, le Premier ministre libanais Saad Hariri est revenu sur sa décision, hier. S’exprimant à l’issue de la première réunion du Conseil des ministres depuis son annonce, il a lu un texte au nom du gouvernement : «Le Conseil des ministres a remercié le Premier ministre d’être revenu sur sa démission.». Dans la foulée de cette rétractation, la France a officiellement noté qu’une réunion de soutien au Liban se tiendrait à Paris le 8 décembre, en présence de Saad Hariri. Lundi à Riyad, le Premier ministre libanais avait invoqué l’ingérence du Hezbollah et de l’Iran, grand rival régional de l’Arabie saoudite, dans les conflits de la région pour justifier sa décision. Il avait notamment évoqué la Syrie, où son camp soutient l’opposition alors que le Hezbollah combat aux côtés de l’armée syrienne, et le Yémen, où Riyad mène une coalition militaire contre les rebelles chiites houthis.
Depuis, les deux camps rivaux au Liban cherchaient à trouver un compromis pour éviter au pays un nouveau séisme politique. Hier, le gouvernement, auquel participent les deux camps, a réaffirmé sa volonté de se distancier des conflits régionaux.
Le gouvernement libanais, dans toutes ses composantes politiques, décide de se distancier de tout conflit, de toute guerre et des affaires intérieures des pays arabes, a encore noté Saad Hariri. «Nous voyons comment la région est en train de bouillir et nous devons être conscients que tout faux pas pourrait entraîner le pays vers un dangereux précipice, a noté le Premier ministre libanais, selon un texte dont l’AFP a obtenu copie.
La démission surprise de Saad Hariri, puis son séjour prolongé en Arabie saoudite, avaient donné lieu à un flot de spéculations sur sa liberté de mouvement et le président libanais, Michel Aoun, avait accusé Riyad de retenir Saad Hariri en otage. Il est revenu au Liban trois semaines plus tard, après un séjour en France, et avait gelé sa démission. Le premier ministre libanais avait proclamé la démission en Arabie saoudite.
Nombre d’experts notent que la démission a été exigée par l’Arabie saoudite pour créer le chaos au Liban. Les sunnites et chiites libanais ont dénoncé l’Arabie saoudite et prouvé leur attachement à la paix. Le premier ministre Hariri est parti à Paris puis revenu au Liban où il a suspendu la démission. Hier, il s’est rétracté.
Une bonne chose pour le Liban mais le premier ministre n’a pas gagné en crédibilité.
Le président libanais Michel Aoun a noté que le Hezbollah combat Daech, exprimant son désaccord avec Hariri qui, malgré l’échec de l’application de la politique de l’Arabie saoudite a préféré garder le poste de Premier ministre.

Mounir Abi

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