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Un revenant en temps de révolution

Le retour fracassant de l’ex-secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, à la faveur d’un entretien qu’il a accordé à nos confrères de TSA, n’est certainement pas fortuit. Eu égard à ses propos d’une rare violence, où sa cible préférée, l’ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia, est encore une fois passé à la moulinette, tout comme le DRS d’ailleurs, qu’il a eu à vilipender par le passé. Amar Saâdani, qui s’est emmêlé les pinceaux sur plusieurs questions, n’est pas revenu pour proposer «une feuille de route» de sortie de crise. L’ex-président de l’APN, accusé d’avoir détourné 3000 milliards, est sans doute missionné pour régler ses comptes à «l’Etat profond», comme il le décrit, et par là même protéger le clan qui l’emploie. Il est même allé jusqu’à accuser Ouyahia d’être «l’écrivain» des messages de Bouteflika, et qu’il se serait ainsi «accaparé» la présidence de la République, alors que le Président «ne peut même pas écrire», ni désigner des personnes aux hautes fonctions de l’Etat. C’est à se demander si le Président est aussi isolé, laissé seul et lâché même par ses proches ou les membres de sa famille ! Amar Saâdani estime même que le FLN est géré par les représentants de «l’Etat profond», c’est-à-dire le DRS. Les propos de Saâdani ne peuvent que confirmer une chose : la guerre des clans n’a jamais cessé. Le malaise en haut lieu est profond. Comme «l’Etat» de Saâdani.
S. M.

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