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Une baisse de 30% prévue à partir de la deuxième semaine.. Les consommateurs rassurés

En effet, les mises en gardes du ministère du commerce n’ont pas suffi à freiner les spéculateurs, pour faire hausser les prix des produits de large consommation.

La fédération algérienne des consommateurs annonce une baisse des prix variant entre 20 à 30% sur les produits de large consommation, notamment celui des fruits et légumes, à partir de la deuxième semaine du mois de Ramadhan. Invité, hier, au forum du journal «El Moudjahid», le président de la Fédération algérienne des consommateurs (FAC), Mohamed Toumi, a rassuré les consommateurs quant à la flambée des prix des produits de large consommation, constatée depuis le début de Ramadhan, assurant : «Les prix des fruits et légumes reviendront à la baisse dès la rentrée sur le marché des produits de saison». Les prix des fruits et légumes de saison, a-t-il poursuivi, «baisseront automatiquement après la récolte. La disponibilité des produits permettra de satisfaire la demande du marché et ça fera baisser l’offre.»
La flambée des prix que connaît le marché depuis le début du mois sacré de Ramadhan est la cause du désappointement des consommateurs. Ils dénoncent, dans ce sens, «un comportement inacceptable de la part des commerçants». Profitant de cette période pour se remplir les poches, les spéculateurs ont fait augmenter le prix de vente sur les produits de large consommation, dont celui des fruits et légumes. Malgré toutes les mesures prises par le ministère du commerce, cette situation devient incontrôlable. En seulement une semaine, les prix ont atteint le plafond. Les spéculateurs ont profité de l’absence des contrôleurs du commerce, qui observent une grève ouverte depuis le début de ce mois, pour hausser les prix. S’exprimant à cet effet, Toumi a révélé que 90% des directives du ministère du commerce n’ont pas été respectées. «Les spéculateurs ont profité de cette période pour afficher les prix qu’ils veulent», a-t-il ajouté.
En effet, les mises en gardes du ministère du commerce n’ont pas suffi à freiner les spéculateurs, pour faire hausser les prix des produits de large consommation. Le marché continue d’imposer sa loi au détriment du consommateur. La hausse des prix et la spéculation deviennent très fréquentes en toutes occasions. Aux premiers jours du mois sacré, les prix des fruits et légumes et des viandes ont encore flambé dans la plupart des marchés du pays. Sur le terrain, le constat est édifiant. Les prix des produits les plus utilisés pendant ce mois, ont dépassé de loin les tarifs référentiels fixés par le département de Djellab. Citons l’exemple de la tomate qui est cédée au prix de 150 DA/kg, au lieu de 110 DA/Kg. Pour le reste des légumes, les prix sont comme suit : «La pomme de terre à 60 DA, le poivron à 140 DA, la courgette à 140 DA, la carotte à 90 DA, la laitue à 100 DA, l’ail est affiché au prix de 250 DA.» Concernant les fruits, le prix affiché pour les bananes est de 300 DA/kg, les pommes de 400 à 600 DA, les fraises à 250 DA, le melon à 150 DA et les oranges à 200 DA. Par ailleurs, le prix de la viande, qui a connu une légère hausse, reste hors de portée des petites bourses. La viande de veau a atteint 1 400 DA/kg, alors que l’agneau est à 1 500 DA/kg, et la viande hachée à 1 800 DA/kg. Le poulet, quant à lui, est cédé à 300 DA/kg, et l’escalope de poulet est au prix de 550 DA/kg. Des prix que qualifient les consommateurs d’exorbitants, notamment en ce mois de piété.
Radia Choubane

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