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Une commission mixte avec les ministères de tutelle s’attelle à étudier leurs revendications: Vers le gel de la grève des hospitalo-universitaires

La grève des enseignants hospitalo-universitaires ne touchera finalement pas l’activité des soins, après l’activité pédagogique suspendue depuis le 29 avril dernier.

Un terrain d’entente a été trouvé entre les deux ministères de tutelle et le Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires (Snechu). Ce dernier se dirige droit vers le gel de son mouvement de grève en fin de semaine «après la tenue de toutes les assemblées générales à travers les facultés de médecine, suivies d’un Conseil national qui tranchera définitivement la question», a déclaré, hier, le Pr Wahiba Ouahioune, présidente du syndicat, lors d’une conférence de presse animée au CHU Mustapha Pacha d’Alger. Une simple formalité, semble-t-il, puisque durant la matinée, une assemblée générale ayant regroupé les enseignants chercheurs des facultés de médecine d’Alger, de Blida et de Tizi Ouzou qui comptent le plus grand nombre d’adhérents a, à l’unanimité, voté «pour le gel du mouvement». Une décision qui fait suite aux conclusions d’une réunion tenue le 3 juin entre le syndicat et le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en présence des représentants du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.
«Nous nous sommes convenus de l’installation d’une commission mixte composée de nos représentants et de ceux des deux départements ministériels. Elle se penchera dans les plus brefs délais sur les revendications ayant fait l’objet d’un terrain d’entente», a fait savoir le Pr Ouahioune. Il s’agit, en effet, de la rétribution de l’indemnité hospitalière qui sera revue à la hausse, outre le dossier de la retraite pour lequel «le gouvernement est sensible», selon le Pr Belhadj, ainsi que l’activité lucrative que la révision des textes réglementaire définira avec exactitude. Quant à la revendication portant ouverture du statut particulier de la corporation des enseignants chercheurs, «le ministre de l’Enseignement supérieur a tranché qu’il était hors de question de l’aborder actuellement, voire même à court terme», a reconnu la présidente du Snechu. Tahar Hadjar ne veut aucunement se lancer dans ce terrain, au risque de soulever une contagion chez les autres catégories de praticiens qui demanderont à leur tour la révision de leur statut. En attendant les AG des autres facultés, suivies du conseil national du syndicat, la commission mixte devra entamer son travail la semaine prochaine. Mais le Snechu qui avait auparavant menacé de boycotter l’activité des soins dans les hôpitaux après l’activité pédagogique (cours et examens) suspendue depuis fin avril, reste vigilant.
«La reprise se fera avec un échéancier», insistera sa présidente qui met en garde qu’«au cas où il n’y a pas de résultats satisfaisants dans le cadre du travail de la commission mixte, les enseignants hospitalo-universitaires n’hésiteront pas à relancer la grève vers la rentrée universitaire».
En tout état de cause, il est presque quasi certain que les autres assemblées générales voteront le gel de la grève comme l’ont fait les facultés d’Alger, de Tizi Ouzou et de Blida, «en signe de bonne volonté de notre part», a soutenu le Pr Wahiba Ouahioune.

Année blanche «inévitable» pour les résidents

Par ailleurs et s’agissant de la grève des médecins résidents qui dure depuis presque sept mois, les enseignants chercheurs hospitalo-universitaires sont convaincus qu’il n’y a pas d’espoir pour une reprise des cours dans l’objectif de valider l’année. L’éthique professionnelle ne le permet pas. «Il est impossible et inacceptable de valider une année sans qu’il y est de cours pendants sept mois», tranche la présidente du Snechu, rappelant que les médecins résidents eux-mêmes se sont prononcés pour l’année blanche, «étant mûrs et conscients que leur formation était compromise». C’est dire qu’à ce stade, l’année blanche est inévitable avec ou sans l’aval des ministères de tutelle, car «la décision est pédagogique et dépend des CPRS, et non pas d’une décision administrative», insiste le Pr Ouahioune.

Aïssa Moussi

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