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Une feuille de route a été tracée: Djellab «2019, l’année des exportations hors hydrocarbures»

Le premier responsable du secteur a appelé à l’impératif d’exploiter la croissance économique marquant le continent africain, pour la promotion des exportations algériennes.

La diversification de l’économie nationale passe par un plan «élaboré» pour promouvoir les exportations hors hydrocarbures. Et c’est ce que semble faire les pouvoirs publics, qui ont tracé une feuille de route pour l’année prochaine.
«L’année 2019 sera l’année de la promotion des exportations hors hydrocarbures, notamment à travers l’élaboration d’une feuille de route, pour la définition des grands axes de la stratégie nationale d’exportation», a affirmé le ministre du Commerce, Saïd Djellab, hier à Alger. Dans son allocution à l’ouverture d’une rencontre nationale, intitulée «Réussir les exportations pour diversifier les ressources», le ministre a indiqué que «les impressions relevées lors des manifestations commerciales organisées par le secteur du Commerce dans plusieurs pays, pour mettre en valeur la qualité des produits algériens, renforcent notre conviction que 2019 sera l’année de la promotion des exportations hors hydrocarbures». Dans ce contexte, le ministre a dit que les missions économiques des différentes ambassades algériennes à l’étranger, seront d’un appui non négligeable pour la promotion des exportations et l’accès aux marchés extérieurs, tel que tracé dans la stratégie sur la diversification fructueuse des partenaires économiques, aux niveaux international et africain, outre la création d’une zone de libre-échange approuvée en mars dernier, lors du sommet des chefs d’Etats de l’Union Africaine (UA) à Kigali (Rwanda). A ce propos, le premier responsable du secteur a appelé à l’impératif d’exploiter la croissance économique marquant le continent africain, pour la promotion des exportations algériennes. Il a également rappelé dans ce sillage, l’élaboration d’un programme riche, au titre de l’année 2019-2020, visant à ériger l’Algérie en porte de l’Afrique, pour le partenariat et le développement économique et commercial, avec les différents ensembles régionaux et internationaux. Ce programme, a-t-il expliqué, assurera la participation à 53 expositions internationales, dont 25 africaines, notamment avec l’ouverture des postes frontaliers avec la Mauritanie, le Niger et le Mali, et ce, dans le but de promouvoir les zones frontalières. «Nous nous attelons durant cette rencontre, à tracer une feuille de route permettant la définition des grands axes de la stratégie nationale d’exportation», a encore souligné M. Djellab. le ministre a également rappelé qu’«il a été procédé à l’élaboration de cette stratégie avec des entreprises internationales sur la base d’une vision claire, reposant sur des secteurs stratégiques prioritaires».

Le transport et la logistique, les contraintes des exportations

Par ailleurs, le ministre a évoqué différentes préoccupations et difficultés, soulevées par les entreprises d’export, précisant que des efforts sont en cours pour leur trouver des solutions. Dans le même contexte, le ministre a précisé que la réussite des opérations d’exportation n’est pas uniquement définie par le prix réduit du produit à la sortie d’usine, ou par les unités de production agricole, mais se définit de façon proportionnelle par le prix du transport, et de l’acheminement du produit aux marchés extérieurs, ainsi que par les coûts du marketing pour attirer les clients, en tenant compte de la relation prix-qualité, impliquant l’étude de l’aspect logistique, notamment le transport et les moyens de communication.
Durant la rencontre, l’insuffisance dans le transport et la chaîne logistique ont figuré parmi les principales contraintes évoquées. En matière de transport, les participants ont déploré, en présence du ministre du Commerce, Said Djellab, la cherté de l’acheminement des marchandises exportées, et la faiblesse du transport ferroviaire pour réduire les coûts, notamment lorsqu’il s’agit d’exporter des produits vers des pays africains et arabes. Selon eux, les transports aérien et maritime doivent, eux aussi, se mettre au diapason des besoins des exportateurs nationaux de différentes tailles, précisant que l’exportation est surtout une affaire de coût et de timing. Concernant la logistique, les opérateurs économiques ont relevé le manque important de voies ferrées, reliant les zones industrielles et les exploitations agricoles, aux ports et aéroports. Par ailleurs, la rareté des bureaux de liaison et de distributeurs connectés aux marchés étrangers, et l’absence d’équipements modernes, permettant les chargements et les déchargements des marchandises au niveau des ports et des aéroports, ont également été soulignées. Concernant le financement des opérations d’exportations et le transfert des devises, les opérateurs ont suggéré la généralisation du troc, lorsqu’il s’agit d’exporter vers des pays africains. Ces derniers ont aussi relevé la lenteur de rapatriement des devises, suite aux opérations d’exportations, ainsi que l’absence de la possibilité de paiement des services au niveau international, en raison des limites des Incoterm (droits et devoirs des acheteurs et des vendeurs participant à des échanges internationaux et nationaux). Les participants ont également soulevé le manque de laboratoires, chargés de l’accompagnement de la normalisation des produits exportés. Dans ce sens, ils ont appelé à «la mise en place d’un processus clair pour la certification de leur production, destinée tant au marché national qu’international».

Smali Mimouni

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