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Valse des entraîneurs.. Comment stopper l’hémorragie ?

Le malaise est, au fait, plus profond qu’on le pensait.

Valse de coachs, l’hémorragie ne semble plus vouloir s’arrêter, et les différentes contre-performances ont toutes les chances de continuer à représenter la pomme de discorde entre acteurs du sport national. Y a-t-il un pays où les entraîneurs sont éjectés comme si l’on jetait des papiers à mouchoirs comme en Algérie ? Certains parlent d’une véritable dégradation de notre performance, des responsables du sport s’attachent à la thèse de la composante humaine qui semble en être la cause. C’est ce que ces derniers déclarent à chaque fois qu’il y a déconfiture. D’autres attribuent la régression de notre sport, à la démission ou à la valse des entraîneurs, laquelle, semble aussi en être l’autre raison. Le Sport-Co subit le plus de pression, le basket-ball est loin de convaincre sur le plan arabe et africain, le handball a connu sa plus grande chute au lendemain de sa mauvaise prestation de la dernière CAN au Gabon, idem pour le Volley-ball algérien qui continue sa descente en enfer alors que d’autres disciplines semblent vouloir suivre ce rythme.
Le malaise est au fait plus profond qu’on le pensait, le mouvement sportif national refuse de s’aligner sur la ligne de départ de celles des autres nations. Plusieurs raisons font que des responsables sportifs sont poussés ou préfèrent choisir la porte de sortie. Des comportements justifiés, souvent non, une attitude par des « difficultés » de gérer, en raison d’aspect financier ou encore de changer de cieux plus cléments sur tous les plans. Cela dit, le sport fait face à des contraintes diverses que ses responsables tentent de masquer. Combien sont-ils, qui ont préféré jeter l’éponge à des moments propices souvent à deux doigts de la réussite. Pas longtemps, l’entraîneur national du marathon et du fond, Azzedine Sakhri, a de son côté décidé de ne plus faire partie du staff technique de la Fédération algérienne d’athlétisme (FAA). L’ancien champion d’Algérie de cross et de marathon n’a pas rejoint un stage de l’équipe nationale.
Celui-ci et après mûre réflexion avant d’écourter sa mission comme entraîneur national dira : «Ce n’est pas sur un coup de tête que j’ai décidé de quitter la Fédération algérienne d’athlétisme, j’ai fait ce choix, car la nouvelle stratégie adoptée ne me convient pas. La fonction d’entraîneur national est au fait, une lourde charge». Comment sommes-nous arrivés à cette situation. En effet, lourde cette responsabilité laquelle, incombe le plus souvent au coach, cela dit, des contrats devraient être signés dont figure le libre choix au coach d’une sélection et du respect dans le travail. En judo, un ex directeur des équipes nationales (DEN), avait débuté un grand chantier où un travail de titans l’attendait, a tout simplement été invité à choisir la porte de la sortie, une initiative loin d’être acceptée.
Il y a à peine un mois, deux directeurs des compartiments (développement et des équipes nationales) de la fédération de natation ont préféré démissionner, plusieurs autres pratiques sportives, on connaît la valse d’entraîneurs et de présidents qu’a connu la boxe, la gymnastique, des sports de combats, les boules….. font que la valse est devenue une spécialité algérienne. Combien sont-ils encore à changer de disciplines, alors qu’ils ont été formés pour leurs sports de prédilection ?

Le football n’échappe pas à la règle
Sans ambages, le football algérien en paye le plus souvent son lourd tribu. Tout récemment l’entraîneur Kheïreddine Madoui du club de MO Béjaïa, a été poussé vers la porte de sortie, non pas par les dirigeants, mais par le public Béjaoui, lequel décide aujourd’hui de son avenir. Combien de coachs ont été invités à prendre la porte de sortie, poussé par un public le plus souvent acharné. Hormis les clubs (toutes divisions confondues) qui sont généralement les plus touchés en termes de valse, depuis l’arrivée de Zetchi, l’on assiste à un remue ménage sans bavures, ils sont plutôt nombreux.
La valse de départs et autres limogeages se poursuivra, l’éviction de plusieurs directeurs de centres ou de complexes. La valse des entraîneurs semble devenir une qualité chez nous, non un défaut, elle concerne les responsables de toutes les disciplines, lesquelles subissent les affres de leurs responsables. Plusieurs éléments valables ont aussi été lâchés pour une multitude de raisons. La donne fait que rien ne peut rappeler pour secourir des formations nationales en perte de vitesse, la décision ne doit pas être prise sur un simple coup de tête, elle doit être collégiale. Sommes-nous aujourd’hui, en mesure de connaître les conséquences que cela peut engendrer après les dégâts occasionnés, la perte d’argent ou ce temps gâché ? Sans que pour cela n’occulte le nombre de cadres exerçant à l’étranger qui pourtant formés par l’état algérien, néanmoins qui font le bonheur des autres nations.
Ahmed Chébaraka

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