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Vestiaires et quête «humanitaire»…

Tels des spectateurs assis dans une tribune de stade, on regarde le match. Le challenge oppose des citoyens contre un gouvernement et son mentor. On parle ici de citoyens et d’un gouvernement autres que les nôtres. Nous, on serait plutôt dans une partie insensée entre une ONG, donc sans gouvernement, voulant alerter l’opinion internationale sur le sort de migrants, avérés terroristes, et tout un peuple lassé de devoir se justifier pour sa sécurité. La partie est amputée de toute raison humanitaire, et il n’y aurait même plus de tribunes assises au cas où des pseudo- migrants ou réfugiés venaient à nous refaire le coup d’un «islamisme rédempteur», comme dans les années 90. Non, plus jamais ça, on a assez soupé et, entre le soi-disant humanitaire et le sécuritaire, pas la peine de chercher midi à quatorze heures, le choix est fait ! Parlons plutôt de ce match qui se déroule sous le ciel de France et qui offre un spectacle inédit, grâce à la télé et internet. Là-bas, le mentor présidentiel, tel un entraîneur sur le banc de touche, voit ses joueurs quitter le terrain en cours de partie un à un. Après le Nicolas Hulot, en poste de latéral défensif à l’environnement, après le Gérard Collomb, en poste central chargé de colmater l’Intérieur, c’est le Sylvain Fort, chargée de la communication élyséenne d’annoncer sa fuite vers les vestiaires. D’autres joueurs vont prendre le même chemin, avant le coup de sifflet de l’arbitre. La conseillère technique Afrique du Nord et Moyen-Orient, la Ahlem Gharbi, a déjà acté sa sortie en refusant une consigne du coach Macron. Ce dernier l’a bien mauvaise en touche. A force de tirer sur la ficelle de la loi, de l’honneur et des grands principes, l’équipe adverse en tenue jaune en a ras la casquette. Sous nos yeux et ceux du monde entier, la partie est à la rage de dents cariées qui se déchaussent petit à petit. Le tout dans un grand fracas de manifestations, d’arrestations, d’exactions, de récupérations politiques, et ce, en totale contradiction avec l’enjeu de la partie sur le terrain. Au coup d’envoi, le pouvoir d’achat, les taxes et les impôts animaient la jacquerie de jaune vêtue. Mais en cours de match, les passe-droits, les priorités et les avantages de l’équipe adverse se sont éventés, malgré la morgue et le mépris absolu du banc de touche. Il y a certes eu la mi-temps, synonyme d’apaisement, entre fêtes de fin d’année et pseudo essoufflement de la contestation citoyenne. Hier, la grogne des samedis s’est même endimanchée au féminin. Désormais, ça se complique et la leçon à tirer de ce match s’annonce problématique pour le personnel politique appelé à déguerpir aux vestiaires. Le pouvoir personnel, la Constitution, les institutions, plus rien n’a l’air de symboliser la nation. La condition brandie par le carton jaune est de ne plus rien attendre du personnel politique. Ce carton veut changer de modèle, balayer les badernes, censurer les canailles et légitimer le métier politique. Un grand bazar, en quelque sorte. Et, pour corser la partie, un simple gorille du nom de Benalla dispose encore de deux passeports diplomatiques après sa révocation et userait de son ancienne proximité élyséenne. Le carton rouge citoyen n’est pas loin, les vestiaires aussi. Et, avec ou sans passeport diplomatique, beaucoup devront déguerpir vers des paradis fiscaux, si chers aux humanitaires en quête d’asile pour les exilés syriens, yéménites ou autres…

M. N.

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