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Vincent Bouvier Préfet, Secrétaire générale de la mer au Premier ministère Français: «La déclaration d’Alger va permettre à tracer les grandes priorités».

Les travaux de la conférence ministérielle pour le développement durable de l’économie bleue en méditerranée occidentale ont pris fin aujourd’hui. Pouvez-vous nous parler des défis à venir après la déclaration d’Alger ?
Cette initiative Ouestmed est basée sur la volonté des pays 5+5 de la rive nord, et ceux de la rive sud de la méditerranée occidentale, de se réunir et de travailler ensemble, pour définir des projets très précis, très concrets, pour un développement équilibré de la méditerranée. Tout cela avec un soutien très actif de l’Union européenne, parce que l’initiative Ouestmed est aussi portée par UE. L’initiative d’aujourd’hui a été lancée il y a un an de cela. La déclaration d’Alger va permettre de tracer les grandes priorités du développement en méditerranée, qui sont à la fois le développement économique, la protection de l’environnement, et de définir la trentaine de projets très précis et concrets, et également de repérer quelles sont les bons programmes, les bonnes sources de financement, y compris au niveau européen, pour ces projets. Notre volonté aussi, c’est d’être le plus concret possible. L’adoption de la déclaration d’Alger a dénombré les priorités que je viens d’évoquer. Elle précise également, les méthodes de travail pour la concrétisation des projets tracés. Surtout que la présidence algéro-francaise de cette commission va passer à une présidence franco-marocaine, et dans les prochains jours, les parties française et marocaine vont se rencontrer, pour continuer à travailler techniquement. Il y aura une réunion ministérielle de ce type l’année prochaine, et ce, pour faire un nouveau bilan, et voir où l’on en est dans les projets.

Revenons aux projets de développement durable de la méditerranée occidentale, pouvez-vous nous donner une idée sur les projets concrétisés jusque là ?
Il y’a eu trente-deux projets qui sont concrétisés déjà dans la mer méditerranée. Je vous donne quelques exemples, comme celui de créer un réseau de métiers de la mer. Je veux dire par là, que dans chacun des pays membres de initiative, on a parfois du mal à repérer quelles sont toutes les formations en matière maritime, les écoles qui en font, et comment elles travaillent ensemble. Et nous avons défini le travail que nous faisons dans chaque pays, pour repérer ce réseau de métiers de la mer. Ce dernier est très important, parce que le maritime passe d’abord par l’attractivité des métiers de la mer pour les jeunes. Un autre exemple de projets réalisés, vous savez qu’on parle beaucoup de la planification spéciale en matière maritime, et ce pour essayer de planifier l’espace maritime, pour mieux gérer les conflits d’usage du maritime, soit entre associations environnementales, les pêcheurs, etc. Donc, il faut essayer de mieux gérer l’usage du maritime. Et c’est ce qu’on appelle la planification spatiale. On le fait au niveau des Etats, mais ça n’a aucun sens de se limiter aux frontières de l’Etat. Donc, cette dernière ne peut pas être efficace, sauf si on résonne à l’échelle d’un bassin. L’un des projets aussi, c’est précisément de développer cette méthode de planification dans le domaine du tourisme, et dans d’autres domaines, comme de la lutte contre les pollutions.

Parlez-nous un peu des problèmes et des obstacles rencontrés dans la réalisation de différents programmes pour le développement durable de l’économie bleue en méditerranée occidentale?
Je vous dis sincèrement, que nous n’avons jusqu’à maintenant, rencontré aucun obstacle, du moment que nous sommes déjà dans la naissance de cette initiative. Je crois que le plus difficile, c’est bien sûr d’être précis, d’être concret. Il y a un fort engagement de tous les Etats et de tous ceux qui étaient présents aujourd’hui. C’est très encourageant ; il faut maintenir cette dynamique, avoir toujours ce souci du concert, et une fois qu’on est d’accord sur un projet, que nous sommes tous convaincus de sa pertinence, il faut trouver la bonne manière de le soutenir, et de le financer. Et c’est vrai qu’il y’a de multiples sources de financement. Elles sont même assez complexes parfois, car les programmes Européens de financement sont assez nombreux, et ils n’ont pas le même calendrier et la même gouvernance, les mêmes règles d’éligibilité. Donc, si on veut avancer, il faut simplifier, et pourquoi pas, à terme, créer un programme de soutien unique, qui s’appellerait «OuestMed», avec un fond unique. Et ça ne peut être que s’il y’a une forte volonté politique des Etats membres de la rive Nord, parce que ce sont eux les membres de l’Union Européenne.

Smail M.

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