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volley-ball: Les responsables des clubs unanimes «Nous poursuivrons le boycott»

Il existe un fossé des inégalités de rémunérations, un gouffre selon plusieurs émissions sur des recherches en direction de cette mesure, qui révèlent que la moitié des sportifs vivent sous le seuil de la pauvreté, en dépit leurs bonnes prestations aux différentes compétions internationales.

Au fil des témoignages, les problèmes financiers dont sont victimes les sportifs de certaines disciplines sont peu médiatisés. L’inégalité des revenus peut s’avérer un élément incitatif poussant les gens à essayer de faire mieux, ou tout simplement jeter l’éponge. C’est du moins ce qui se passe au sein du volley-ball algérien où personne ne semble en mesure de prendre le taureau par les cornes.
Le président de la fédération algérienne de volley-ball Mustapha Lemouchi que nous avons réussi à avoir au téléphone, semble être au four et au moulin, il nous fait part de la situation qui prévaut en ce moment au sein de sa discipline. Sur sa position vis-à-vis de la tutelle et celle par rapport à votre discipline, il dira : «Je suis l’évolution de ma discipline à travers les ligues et les clubs, seulement, il y a des règles que nous sommes obligés de respecter. Que voulez-vous, ce sont des subventions étudiées selon la tutelle, nous ne pouvons intervenir. La FAVB en revanche, dispose de son argent celui du fonctionnement de cette pratique sur le plan national, nous ne pouvons faire autrement, il y a le développement, la formation, les équipes nationales… » Interrogé sur les miettes que reçoivent les clubs, pensez-vous qu’ils ont torts de se comporter de la sorte, le premier responsable de la discipline rétorque, «Je suis entièrement d’accord avec vous qu’ils ne reçoivent pas assez d’argent, juste pour pouvoir subsister, mais cela fait deux mois que le championnat devait débuter, ils ne veulent point se présenter. Nous nous sommes réunis plusieurs fois depuis le mois d’août écoulé, afin de trouver la solution idoine pour remettre de l‘ordre en vain.. en tout état de cause, cette décision de boycotter peut nuire à la discipline».
En dépit des appels du président de la Fédération algérienne de volley-ball (FAVB), Mustapha Lemouchi, lancés à leur intention, pour reprendre les compétitions, les présidents des clubs ont maintenu le choix de boycott du championnat national, dont le début a été reporté à maintes reprises depuis le 1er novembre écoulé. Ces derniers qui animent le Championnat d’Algérie de Super-Division (messieurs) et de Nationale Une (dames), ont décidé, la semaine écoulée à Blida, de poursuivre le boycott de la compétition, jusqu’au règlement de leurs problèmes, au plan financier notamment. Dans leurs interventions à cette rencontre les ayant réunis avec le président de la FAVB, au Centre de loisirs scientifiques de Blida, les présidents de club ont soutenu que la décision d’entamer les compétitions était tributaire de l’examen des différents problèmes posés. Ils ont notamment exigé du président de la FAVB de soumettre le problème de manque de finances, qui est, selon eux, «un problème commun à la majorité des clubs», au ministre de la Jeunesse et des Sports, tout en appelant ce dernier à la prise de toutes les mesures susceptibles d’améliorer leur situation, qui impacte négativement sur les résultats de leurs clubs sur le terrain.

Hattab : «Les clubs doivent trouver d’autres sources de financement»

Dans de pareilles circonstances et après que la sonnette d’alarme est tirée, c’est la tutelle qui doit intervenir. Celle-ci préfère plutôt se recroqueviller dans son élément, entre temps, la discipline va à la dérive. Pour le premier responsable du secteur, «Le ministère ne peut pas financer toutes les disciplines sportives. Les clubs doivent trouver des moyens de financement, dont les fonds de wilaya et les entreprises économiques susceptibles de sponsoriser ces équipes ». Il est dit que la tutelle alloue le budget de fonctionnement dont figurent les différents compartiments, comme les frais de déplacement, la restauration et l’hébergement. Les autres frais, reviennent systématiquement à la charge des clubs par le biais des sponsors et autres ressources..
Alors que le volley-ball est en quête à une situation très problématique», une réponse qui n’a point laissé inerte les responsables des clubs lesquels, avouent leur mécontentement, «Les subventions étatiques accordées aux clubs ne peuvent pas couvrir tous les frais des clubs, nous ne souhaitons pas nous comparer aux footballeurs. Mieux encore, la vision corroborée par les responsables du club du WA de Tlemcen, lesquels ont critiqué le soutien considérable accordé par l’Etat aux clubs de football et au développement de ce sport aux dépens d’autres disciplines sportives, dont le volley-ball qui est, selon lui, insuffisamment soutenu en dépit de ses bons résultats sur le terrain ».

Ahmed Chébaraka

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