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Waâda de Sidi Ali ârch Hemis (Chlef): Couscous et fantasia

Des milliers de personnes de toutes les régions voisines sont venues ce week-end assister à la fête populaire waâdat Sidi Ali Arch Hemis, dans la commune de Bouzeghaïa, ce lieu distant de 30 km au nord de la wilaya de Chlef, qui a abrité cet événement très attendu par les populations locales.

Selon les organisateurs, la célébration de la waâda a été suspendue pendant 23 ans en raison de la décennie noire et après une entente avec les ârchs de la localité de Hemis, ces derniers ont décidé finalement de la célébrer cette année qui a regroupé tous les ârchs notamment venus d’autres communes de l’intérieur de la wilaya, El-Karimia, Ouled Farès, Chlef, Zeboudja, Abou El-Hassen, El-Herenfa et les communes de la wilaya de Aïn Defla avec ses communes d’El-Attafet El-Abadia. Sur un terrain vague, autour du mausolée de la région Sidi Ali, des dizaines de tentes ont été dressées pour accueillir les invités venus en masse partager les joies et réjouissances des Ouled Sidi Ali Arch Hemis et passer, le temps d’un week-end, un moment agréable avec les parents et les amis et assister à la grande fantasia des cavaliers, véritable symbole du patrimoine culturel de la région. Cette waâda a attiré une grande foule ; les visiteurs et invités ont assisté à la grande fantasia qui marque cette manifestation, perpétuant ainsi des coutumes ancestrales, les chants bédouins interprétés par des chouyoukhs excellant dans ce style du terroir et les gouals, lesquels attirent les gens par des légendes mystiques qui ne laissent pas indifférents tous les invités. Etrennant leurs habits traditionnels typiques à chaque région, les cavaliers affichent clairement leur fierté et leur joie de participer à cet évènement populaire tant attendu depuis plus de deux décennies. Par intermittence, des salves de baroud se font entendre d’une manière synchronisée qui dénotent d’une grande maîtrise du groupe. En cercle, ces mêmes cavaliers sont conviés à chanter. On appelle ce genre de chant «âyta», au cours duquel les cavaliers louent les qualités du prophète Mohamed (QSSSL) ou celles des moudjahidine et chahids de la guerre de Libération. La waâda est aussi un grand rendez-vous commercial que les artisans locaux rentabilisent pour vendre des produits du terroir (burnous, djellabas) et autres herbes médicinales, fruits et légumes, confiseries. Des centaines de personnes sont aussi attirées par les gouals, alors que les marchands ambulants venus de toutes les régions et munis de haut-parleurs vantent la qualité de leurs produits. Tous les invités, passagers et autres présents, sont invités autour d’un couscous avec du raisin et de la viande en guise d’acte de bienfaisance et d’hospitalité marquant ces populations encore attachées à leurs traditions ancestrales.

A. Ali

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