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Yennayar, Académie nationale de la langue Amazighe et généralisation de son enseignement: Que d’acquis pour la cause amazighe

Après la consécration de la langue tamazigh comme langue nationale et officielle dans la Constitution de 2016, un long processus a été couronné, le 5 Juin 2018, par l’adoption par le Conseil des ministres, du projet de loi organique, relatif à la création de l’Académie algérienne de la langue amazighe.

La cause amazighe a franchi une étape très importante durant l’année 2018. Après la consécration de Yennayer comme jour férié, l’adoption du projet de loi organique relatif à la création de l’Académie algérienne de langue amazighe, son enseignement a été généralisé dans l’école algérienne pour l’année scolaire 2018-2019.
En effet, après la consécration de la langue Tamazight comme langue nationale et officielle dans la Constitution de 2016, un long processus a été couronné le 5 Juin 2018, par l’adoption, par le Conseil des ministres, du projet de loi organique relatif à la création de l’Académie algérienne de la langue amazighe. Il s’agit de la réappropriation de Tamazight par toute l’Algérie, comme l’un des facteurs de consolidation de l’unité de son peuple.
La Constitution amendée de 2016 stipule, dans son article 4, que Tamazight est une langue nationale et officielle, et que l’Etat œuvre à sa promotion et à son développement, dans toutes ses variétés linguistiques en usage sur le territoire national. Le Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA) s’en est félicité le premier, qualifiant cette décision d’«historique et acquis national, concrétisés à l’initiative d’Abdelaziz Bouteflika, a permis, d’une manière incontestable, le parachèvement du processus de réhabilitation de tamazight dans notre pays». L’adoption de cette loi organique est le deuxième acquis en une année seulement, après la consécration, par le président Bouteflika, le 8 janvier dernier, de Yennayer jour du nouvel an amazigh, comme fête nationale et officielle.
Les Algériens, qui ont toujours célébré le nouvel an berbère, ont bien accueilli son officialisation par le chef de l’Etat. «Cette mesure, comme toutes celles déjà prises au profit de notre identité nationale, confortera l’unité et la stabilité nationales», avait indiqué Bouteflika. Faire de Yennayer une «journée chômée et payée» fait partie des décisions qui ont fait plus d’unanimité au sein de la société, et surtout parmi les militants de la cause amazighe.
L’écrivain et éditeur Brahim Tazaghart avait écrit sur sa page Facebook, que «cette décision intelligente et lucide, (…) mit l’Algérie en phase avec sa profondeur historique et civilisationnelle».
Dans cet esprit, le chef de l’Etat avait également enjoint au gouvernement, de ne ménager aucun effort pour la généralisation de l’enseignement et de l’usage de Tamazight, conformément à la Constitution. Pour cela, le département de l’Education nationale, qui s’est fixé comme objectif la généralisation de son enseignement aux 48 wilayas, s’est attelé à faire de Tamazight une langue à part entière du paysage éducatif national. Son enseignement au niveau national est assuré actuellement dans 38 wilayas. Selon des données du ministère de l’Education nationale, l’enseignement de Tamazight est passé de 11 wilayas en 2014, à 38 durant l’année scolaire 2017-2018, qui a vu le nombre d’élèves étudiant la langue amazighe augmenter à près de 350.000, encadrés par 2.757 enseignants.

Fella H.

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