Home / Actualité / Zitouni à propos des crimes coloniaux: «Ils n’ont pas cessé à l’indépendance»

Zitouni à propos des crimes coloniaux: «Ils n’ont pas cessé à l’indépendance»

Les crimes coloniaux «n’ont pas cessé à l’indépendance du pays, mais ont continué de faire des victimes algériennes, bien plus tard», a déclaré, hier à Médéa, le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, en marge de la célébration du 58e anniversaire de la mort du chahid Ahmed Hadj Hamdi, dit «Arslan».

«La machine criminelle de l’armée d’occupation française ne s’est pas arrêtée le jour de l’indépendance, car les crimes coloniaux ont continué à faire encore des victimes parmi la population algérienne, des années après le départ des derniers soldats de l’Algérie», a affirmé le ministre, lors de cette festivité. Il a ajouté que «les champs de mines électrifiés, érigés aux frontières du pays, ont provoqué, après l’indépendance, des dizaines de victimes, et un nombre élevé de personnes amputées de leurs membres», estimant que «toutes les personnes mortes à cause des bombes semées le long de nos frontières, et celles qui ont perdu une partie de leur corps, sont des victimes du colonialisme».
Le ministre a indiqué que la responsabilité de ces crimes «incombe aux autorités françaises, qui n’avaient pas donné suite aux doléances des autorités algériennes», les invitant à leur communiquer les cartes détaillées des champs de mines érigés le long des frontières, assurant que «le grand mérite revient à l’armée nationale populaire (ANP), qui a accompli un travail gigantesque de déminage de ces parties du territoire, et sauvé ainsi des vies innocentes». Dans le même registre, il a été enregistré une liste de 2100 martyrs «portés disparus» durant la guerre de libération, recensés par le ministère des moudjahidine, a déclaré le ministre, assurant que son département «accorde un intérêt particulier» à ce dossier. «Le recensement effectué par les service du ministère des moudjahidine, avec le concours des structures spécialisées qui lui sont rattachées, nous à permis de dresser une liste de 2100 martyrs, dont on ne connaît aucun lieu d’enterrement, et que nous considérons aujourd’hui comme des personnes portées disparues, faute de sépultures ou d’identification exactes de leur lieux d’enterrement», a affirmé le ministre, qui a indiqué que «les différentes forces de sécurité coloniales ou l’armée, n’ont jamais plus donné de signe de vie, une fois conduits dans les centres de détentions ou de tortures sous l’autorité de ces derniers». Il a cité parmi «les disparus», les martyrs Djilali Bounaama, Si-Mhamed Bougara, Larbi Tebessi, dont les circonstances de leur mort et leurs lieux de sépultures restent inconnus à ce jour, estimant que l’armée coloniale «porte la responsabilité» de ces disparitions. Le ministre a tenu à souligner que le «dossier» des disparus durant la guerre de libération «bénéficie du même intérêt accordé à celui relatif à la récupération des cranes des chouhada, détenus en France».
Il a affirmé, dans ce contexte, que l’équipe en charge de la récupération des «cranes des martyrs» a achevé la procédure «préliminaire», couronnée par une première visite en France au mois d’août dernier, et qu’une seconde visite est programmée pour les jours à venir, afin de «faire avancer ce dossier», a-t-il conclu.

Synthèse R. N.

About Armadex

Check Also

Bensalah réitère son appel au dialogue et assure : «L’Etat et l’ANP ne seront pas parties prenantes»

Il a insisté, dans ce contexte, sur le fait que le dialogue «devra nécessairement se …