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Zone franche Nouadhibou (Mauritanie): Les opérateurs algériens veulent en tirer profit

Souhaitant contribuer au renforcement et à la consolidation des relations économiques entre Alger et Nouakchott, le ministre du Commerce, Said Djellab a affirmé depuis la capitale économique de la Mauritanie Nouadhibou (zone franche) que les opérateurs algériens aspiraient à saisir les opportunités d’investissement offertes dans cette zone dans les différents secteurs.

«L’ouverture du poste frontalier terrestre Mustapha Ben Boulaid à Tindouf et les grandes opportunités d’investissement dont dispose la zone franche Nouadhibou devront permettre aux opérateurs algériens d’accéder à de nouveaux marchés en Afrique de l’Ouest», a indiqué le ministre lors d’une rencontre-débat organisée en marge de la journée d’information organisée au profit des opérateurs algériens sur la zone franche Nouadhibou. Djellab a également affirmé que «la participation record des groupes et entreprises algériens de différents secteurs d’activités à la Foire des produits algériens organisée à Nouakchott dénote leur volonté et leur forte aspiration à accéder à de nouveaux marchés de consommation en Afrique de l’Ouest». A ce propos, Djellab a affirmé que «la participation considérable des opérateurs algériens à la Foire de Nouakchott et leur déplacement dans la zone franche de Nouadhibou dénote leur volonté de renforcer les relations de coopération bilatérale qui se conforment avec les orientations des dirigeants des deux pays concernant la nécessité de renforcer la coopération économique bilatérale et d’accéder ensemble aux marchés d’Afrique de l’Ouest». «Il existe plusieurs opportunités d’investissement à exploiter dans la zone franche de Nouadhibou qui suscite l’intérêt des opérateurs algériens», a affirmé le ministre. La principale exigence de compétitivité consiste en la mise en place d’un réseau de transport à la hauteur des investissements envisagés, a-t-il poursuivi, précisant que le taux d’intégration économique en Afrique ne dépassait pas actuellement 11 à 12%, un taux appelé à augmenter à la faveur des investissements communs. Pour sa part, le président de la haute autorité de la zone franche de Nouadhibou, Mohamed Ould Daf, a mis en avant les opportunités offertes dans ladite région qui pourrait constituer un modèle de coopération intégrée entre les deux parties. Lors de cette journée d’information, Ould Daf est revenu sur le développement que connaît Nouadhibou depuis sa création il y a cinq ans, soulignant l’augmentation du volume de fret et de traitement des conteneurs d’année en année (40.000 conteneurs en 2017). Ould Daf a énuméré les potentialités de coopération algéro-mauritaniennes, notamment dans les domaines du textile, de la métallurgie et de l’énergie. Un nouveau port devrait être construit au niveau de la zone franche en 2019, avec un quai de 900m de long sur 18m de fond, alors que la largeur du canal menant au quai sera de 16m et une profondeur adéquate permettant aux navires un accès facile. Les projets à caractère prioritaire dans la région de Nouadhibou ne sont soumis à aucun impôt ou taxe douanière, tandis que les autres projets secondaires évalués par l’Autorité de Nouadhibou conformément à la loi régissant les activités de la zone franche sont soumis à des taxes douanières minimes estimés à 2% du chiffre d’affaires du projet. Pour rappel, le ministre du Commerce Said Djellab a été reçu jeudi matin par le président de l’Autorité de la zone franche de Nouadhibou Mohamed Ould Daf, avec lequel il a examiné les opportunités offertes par la zone aux opérateurs algériens. Accompagné d’une délégation d’opérateurs économiques algériens, Djellab a effectué une visite à la zone franche afin d’examiner les opportunités d’investissement et de coopération. La délégation devra également visiter différents centres urbains et différentes structures industrielles se trouvant dans ladite zone.

A. Mohamed

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